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World Grow international, en Haïti pour la croissance de la production agricole

mercredi 22 janvier 2014 par Bill

Stimuler la croissance de la production agricole, tel est l’objectif fixé par Jeffery Boyard, le promoteur de vente de World Grow international. Cette filiale de KGS-Agro est présente en Haïti avec deux produits qui combattent, entre autres, le rachitisme des plantes. Si l’on en croit les propos du représentant de l’entreprise américaine, les deux produits sont essentiellement organiques et favoriseront une augmentation de plus de 20% de la production agricole.

L’agriculture est l’un des piliers majeurs de l’économie du pays. Ce secteur a contribué grandement à la croissance de 4,3% qu’a connue le pays au cours de l’année dernière. Cependant, Haïti pratique encore une agriculture, dans une grande proportion, d’autosuffisance. Très peu de denrées agricoles sont exportées. En conséquence, plusieurs milliers d’agriculteurs et de cultivateurs ont laissé la terre pour se concentrer dans des centres urbains. L’agriculture ne peut pas, disent-ils, à elle seule, subvenir à leurs besoins. Les différents types d’intrants chimiques utilisés dans le pays ne propulsent pas, à un niveau intéressant, la production agricole. De concert avec Panexus, World Grow international introduit de nouveaux intrants sur le marché local afin d’accroître la production.

Greenamax et agronomax sont les noms des deux produits de la filiale de KGS-Agro qui est présente en Haïti. Cette compagnie a déjà fait ses preuves dans le pays pour avoir expérimenter ses produits avec Winner au cours de l’année 2013 dans le haricot qui a connu une croissance importante. Les résultats sont pour le moins surprenants, si l’on en croit les propos de M. Boyard. Pour l’instant, les agents de World Grow international travaillent gratuitement avec des organisations paysannes des communes de l’Arcahaie et de Kenscoff afin de leur présenter les produits et les former en ce qui a trait à l’utilisation de ces derniers.

Selon le promoteur de vente, la stratégie utilisée est une technologie nanomole. Il s’agit de micronutrients qui aident les plantes à se développer. Ainsi, elles seront moins vulnérables aux maladies et à la sécheresse. Avec une solution contenant ces deux éléments, il ne sera plus question de rachitisme pour les denrées produites en Haïti. Pour cela, avant leur mise en terre, il est recommandé d’immerger les grains dans la solution pendant une minute. Suivant la nature de la plante en question, les feuilles doivent en être aspergées trois semaines plus tard.

Par ailleurs, l’entreprise en question n’introduira pas de nouvelles semences dans le pays. « Ce sont les graines locales qui seront améliorées », a martelé le représentant de World Grow international. Ces produits sont présents dans divers pays à travers le monde. Jeffery Boyard les a déjà représentés au Brésil, en Russie, en République dominicaine et dans bien d’autres pays dans le continent africain. « Grace à ces deux ingrédients, au Rwanda, la production du maïs a crû de 88% au cours de la dernière année », a-t-il fait savoir.

D’ici à mars de l’année en cours, un centre de production sera opérationnel à Cité-Militaire. En plus des deux produits précités, le centre distribuera également des produits de KGS-Agro comme le chlorosol qui est un liquide utilisé contre la houille du café et du cacao. Dans cette même lignée, plusieurs autres produits de types variés seront sur le marché en vue de combattre les rongeurs et de détruire les herbes qui constituent un handicap majeur pour les plantes.

Avec ces produits, c’est toute une façon de faire qui sera révisée. Les paysans seront à même de produire pour d’autres marchés. Si tout marche bien, ce sera une possibilité pour le pays de rembourser la dette du PetroCaribe. Rien que dans l’agriculture, la République dominicaine a exporté pour plus de 228 millions de dollars en 2013.

Plusieurs séances de travail ont été déjà tenues avec les autorités du pays en vue de l’implantation de ces produits sur le marché haïtien. L’objectif est d’encourager les agriculteurs du pays à produire davantage en vue d’accroître leur revenu afin de réduire considérablement la dépendance du pays dans ce domaine. A en croire M. Boyard, ces produits sont certifiés par des agences s’occupant de l’agriculture organique comme le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), l’Agence américaine de la protection environnementale (EPA) et l’institut de révision des matériaux biologiques (OMRI).

Jose Flecher
jflecher@lenouvelliste.com Réagir à cet articleHaut de la page

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