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Vers le renforcement du laboratoire national de Tamarinier !

vendredi 6 février 2015 par Bill

Les quarante jeunes issus des dix départements du pays en formation au laboratoire national de Tamarinier se préparent à renforcer le personnel technique du laboratoire en question. À l’issue de cette formation, dix laboratoires départementaux seront mis en place afin de faire des analyses préliminaires. Le ministre de l’Agriculture, Jean François Thomas, en visite au laboratoire le 29 janvier dernier, promet tout son soutien pour la mise en place de ces laboratoires de proximité.

Porter l’État à faire du contrôle de qualité une priorité et exiger le respect des normes internationales de toutes les entreprises de production et de vente d’aliments, y compris les supermarchés, les restaurants fixes et mobiles de rues, est l’objectif premier du directeur général du laboratoire vétérinaire et de contrôle de qualité de Tamarinier, Alain Louis. Cela, dit-il, permettra, entre autres, de protéger la population contre certaines substances et par ricochet d’augmenter les exportations du pays. Soucieux de remplir efficacement sa fonction, le directeur a profité de la présence du ministre pour expliquer l’importance du laboratoire et exposer les principaux problèmes de cette importante entité.

Les problèmes phytosanitaires constituent un handicap majeur pour le pays. Ces derniers, selon le ministre Jean François Thomas, contribuent grandement à faire baisser les rendements des différentes cultures du pays et à empêcher les produits haïtiens de satisfaire aux standards internationaux. Mais, a-t-il argumenté, ces problèmes ne sont pas exhaustifs. À ce point, reconnaît-il, le secteur agricole se trouve confronté à des difficultés énormes en termes de contrôle de qualité.

Réduire cette déficience s’impose. Au ministère de l’Agriculture le processus visant un tel accomplissement est déjà enclenché. Depuis 2013, ils sont quarante jeunes issus des dix départements géographiques du pays, à raison de quatre par région, qui suivent des cours régulièrement au laboratoire national de Tamarinier afin de renfoncer, sur le plan technique, la structure existante.

Le ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural, par ce biais, se propose d’offrir aux producteurs agricoles les services nécessaires pour garantir le niveau de production agricole dans les standards sanitaires exigés. À ce niveau, il y aura une interdépendance entre la Direction de contrôle du ministère du Commerce et de l’Industrie, le service d’hygiène du ministère de la Santé publique et de la Population et ces différents organes d’analyses.

Avec ces laboratoires de proximité, a fait savoir le ministre, les agriculteurs n’auront pas à se déplacer jusqu’à Port-au-Prince en vue de faire des diagnostics. Ces analyses se feront plus rapidement. Le rôle de ces entités sera d’apporter une aide technique et de soutien à la filière agricole dans les différentes régions du pays, en particulier dans les domaines de l’élevage et du contrôle de qualité nutritive des plantes.

Pour l’instant, la formation est à sa phase terminale. D’ici l’été 2015, les futurs techniciens auront à intégrer le marché. L’on craint déjà d’être en butte à des difficultés. D’ailleurs, tout semble indiquer qu’on roule vers une telle situation. M. Alain Louis a expliqué les difficultés auxquelles est confronté le laboratoire père. Ce dernier, a-t-il martelé, fait face à un problème d’équipements. D’où la nécessité de se questionner sur le fonctionnement effectif des annexes qui seront disséminés dans les chefs-lieux des départements géographiques du pays.

Jean François Thomas promet de s’atteler à la tâche. « Ces laboratoires de proximité ainsi que le laboratoire national auront tout mon soutien », a-t-il garanti. La construction des bâtiments devant loger respectueusement celui du Cap, de Port-de-Paix et de Fort-Liberté a déjà démarré, si l’on en croit les propos du directeur général de l’institution.

Si les structures devant accueillir ces techniciens n’existent pas encore, ils sont, pour le moins, bien imbus de leurs tâches. Ces derniers auront à prévenir l’introduction et la dissémination, dans leurs zones respectives, des pestes et maladies exotiques tout en veillant au contrôle des pestes et maladies existantes affectant les principales cultures.


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