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Peut-on espérer un virage technologique de la DGI ?

lundi 3 juin 2013 par Bill

En province, jusqu’en 2013, les agences locales de perception des impôts sous tutelle de la Direction générale des impôts (DGI) ne sont connectées ni au bureau central ni entre elles. Même dans les plus grandes villes de province, la perception, la collecte, l’enregistrement des contribuables se font manuellement. Depuis l’existence de la DGI, seuls les bureaux de la zone métropolitaine ont été informatisés.

En province, jusqu’en 2013, les agences locales de perception des impôts sous tutelle de la Direction générale des impôts (DGI) ne sont connectées ni au bureau central ni entre elles. Même dans les plus grandes villes de province, la perception, la collecte, l’enregistrement des contribuables se font manuellement. Depuis l’existence de la DGI, seuls les bureaux de la zone métropolitaine ont été informatisés.
Selon la DGI, au total huit sites, dont Carrefour, Croix-des-Bouquets, Delmas, Pétion-Ville, sont déjà connectés. L’institution doit ainsi opérer de sérieux changements technologiques pour rattraper ses retards. Les annonces se suivent pour le simple contribuable qui attend depuis des lustres.

Pour permettre à la direction de collecter davantage de taxes, contribuer à maximiser les taux de perception de l’organisme fiscal, le premier travail vise à stabiliser l’interconnexion avec les différents sites de la DGI en province. Surtout pour les systèmes d’immatriculation de véhicules et le service de matricule des contribuables. En substance, c’est ce qu’a fait savoir le directeur d’Organisation et Méthodes à la DGI, Yves Robert Jean-Bart.
« Nous remplaçons maintenant notre ancien réseau et nous nous interconnectons via une nouvelle compagnie qui propose un meilleur service. L’un des projets majeurs de la DGI actuellement est l’implémentation de son système informatique pour la gestion de contribuables. Dans un an, nous allons déployer 23 sites dans les villes de province », a informé le responsable d’Organisation et Méthodes à la DGI, structure chargée de la gestion du réseau informatique de cette institution étatique.

« Les impôts en province sont enregistrés sur papier. C’est un véritable manque à gagner pour le Trésor public », reconnaissent les responsables de la DGI lors d’une conférence de presse, jeudi 23 mai, dans les locaux de l’institution fiscale à Port-au-Prince. Selon eux, le système va permettre un meilleur enregistrement de contribuables et favorisera la collecte dans des villes comme Cap-Haïtien, Cayes, Fort-Liberté, Aquin...

La DGI va se connecter directement aux institutions comme le ministère de l’Economie et des Finances, l’Administration générale des Douanes (AGD), l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA), l’Office d’assurance des véhicules contre tiers (OAVCT), les mairies. Selon les explications des autorité grâce à cette nouvelle opération la DGI va assurer le suivi de la collecte d’impôts plus rapidement. « D’ici à trois mois, ces institutions seront connectées à la DGI », a promis M. Jean-Bart.

Pour passer du manuel à l’informatique, les bureaux de province vont devoir s’adapter et disposer d’un personnel compétent. Ce qui n’est pas toujours évident. Et, le 6 juin 2013, jour de l’anniversaire de l’institution, la DGI en profitera pour lancer officiellement son site internet : www.dgi.gouv.ht.

Dieudonné Joachim


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