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Le Ministère de l’Education Nationale appelle les correcteurs à la conscience

mercredi 20 juillet 2016 par Bill

Intervenant, vendredi 15 juillet, autour du processus des examens du baccalauréat, en compagnie des membres de la Commission nationale des examens d’État, le directeur général du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), M. Louis Mary Cador a fait le point sur le processus de planification de ces examens. Il a notamment clarifié la problématique liée à la correction des copies du bac, a constaté Haiti Press Network.

Après avoir clarifié certains points d’ombre relatifs au déroulement du baccalauréat, en ce qui concerne notamment les questions entre autres, de remise tardive de fiche d’examens, de centres d’examens et de tentative de fraude, M. Cador qui dit ne pas banaliser les revendications des correcteurs, en a profité pour apporter des précisions y relatives.

Selon le directeur général, tout un ensemble de mesures ont été adoptées afin de permettre aux correcteurs qui réclament une bonne condition de travail et 45 000 gourdes minimum comme frais, de continuer la correction. Un processus, soulignons-le, qui a connu un stop depuis le début de la semaine.

Le numéro 2 du MENFP qui indique avoir enregistré des problèmes financiers au niveau du ministère, empêchant ainsi à l’institution de répondre aux exigences des correcteurs, a fait savoir que les corrections ont déjà été reprises dans plusieurs centres de divers départements. Il a cité, entre autres, le Nord, le Nord-Est, l’Artibonite où il y a eu une diminution de 10% de correcteurs, le Plateau central et l’Ouest.

Il informe que le ministère, en dépit des contraintes financières, a fait le nécessaire afin d’offrir 21 000 gourdes au lieu de 16 000 gourdes de prime aux correcteurs avec lesquels une rencontre s’est tenue au cours de la semaine, a communiqué le DG.

« La correction des examens, est une étape clé du processus. Cela nécessite une attention particulière. Nous sommes très attentifs aux revendications des correcteurs. Cependant, nous avons des limites en tant que responsables. On ne peut pas prendre le risque d’offrir ce qu’on ne peut pas honorer », a fait remarquer le directeur Louis Mary Cador, lequel a appelé les correcteurs à faire preuve de citoyenneté et de responsabilité.

Dans l’Ouest où le problème paraissait beaucoup plus épineux, M. Louis Mary Cador qui dénonce en passant des menaces, a informé avoir instruit le directeur départemental, M. Louis Fritz Dorminvil afin de faire le nécessaire.

Pour le directeur général du MENFP, dans une telle situation, le devoir du MENFP, consiste à utiliser toutes les stratégies correspondant à sa mission pour permettre aux candidats et à la société de n’être pas pénalisés. Des mesures ont été prises en conséquence, a-t-il garanti.

« Nous avons le devoir de faire l’exercice devant faciliter la correction des copies. Cependant, nous rappelons à tous ceux qui s’associent à ce mouvement que le ministère n’est pas insensible à leurs revendications. Toutefois, le MENFP regrette du fait qu’il ne soit pas en mesure de répondre à ces exigences pour le moment sans toutefois les banaliser », a conclu M. Cador.

Alix Laroche HPN


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