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L’apiculture, filière sucrée mais négligée

mercredi 26 février 2014 par Bill

Le PNUD envisage de fournir un accompagnement technique et financier aux apiculteurs de Ouanaminthe, en vue de renforcer la qualité et la quantité du miel. La directrice du PNUD en Haïti, Sophie de Caen, s’est entretenue, le lundi 17 février, avec des apiculteurs de la région qui produisent en moyenne 3 000 gallons de miel par année. Encadrer les apiculteurs sous-entend encourager le reboisement

Ancien député de la 47e législature, Ronald Joseph se lance depuis quelques années dans l’agriculture. Dans l’un de ses champs, il s’occupe aussi de ses trois ruches. L’ancien parlementaire est le président de la Coopérative des apiculteurs de Ouanaminthe, qui compte 57 membres actifs. Selon Ronald Joseph, l’apiculture peut être vraiment une activité très rentable si toutes les conditions sont réunies. Comme problèmes, il identifie la déforestation, l’absence d’un marché pour écouler le miel, le manque d’accompagnement technique, entre autres.

Lors de sa rencontre avec la directrice du PNUD la semaine dernière, les problèmes ont été posés. Oeuvrant dans le reboisement, le PNUD estime que l’apiculture est une activité qui peut contribuer à la reforestation. « L’apiculture rassemble le reboisement et la perspective d’une source de revenus alternative, a avancé Sophie de Caen. C’est une activité qui aidera à arrêter la coupe des arbres pour faire le charbon de bois. »

Ronald Joseph est du même avis. Il nous faut des arbres pour pratiquer l’apiculture, dit-il. Cela nous aide à produire beaucoup plus de miel chaque année. En cas de sécheresse, les arbres ne sécrètent pas de nectar, substance avec laquelle les abeilles produisent le miel dans les ruches. »

Avec un financement de 200 000 dollars américains promis par l’Argentine, le PNUD entend donc accompagner techniquement les apiculteurs, développer des stratégies marketing pour écouler le produit sur le marché local et international et aussi encourager le reboisement en aménagant des pépinières… « L’accompagnement technique devra permettre aux apiculteurs de passer des méthodes traditionnelles d’apiculture aux démarches modernes et contribuer à renforcer la qualité et la quantité de miel produit », explique la directrice du PNUD.

Faute de marchés, les apiculteurs ont actuellement une bonne quantité de miel en stock. Le gallon se vend entre 850 et 1000 gourdes.
Valéry Daudier
vdaudier@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste

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