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Les consultations autour du budget continuent

mercredi 25 avril 2012 par Bill

Haïti : Le projet de la loi de finances acheminé au Parlement avec sept mois de retard attend la décision du Sénat de la République qui ne dispose que de douze jours environ pour se prononcer.

Tout amendement du Sénat oblige un retour à la Chambre basse. La Chambre haute a débuté des consultations avec des secteurs de la vie nationale pour avoir des avis sur cette loi qui prévoit des provisions pour le fonctionnement des institutions étatiques. Certaines d’entre elles ont déjà dépensé plus de 50% de leurs allocations budgétaires. Et si après toutes les consultations et autres délais, les sénateurs n’arrivent pas à voter, l’exécutif publiera cette loi dans le journal officiel automatiquement.

A quelques jours du délai légal accordé au Sénat pour analyser ce projet de loi et le renvoyer à la Chambre basse, certains hommes d’affaires se demandent si leurs consultations serviront à quelque chose. Ils ont pourtant émis des réserves sur certaines mesures prises par l’exécutif dans le projet de loi de finances. Conscients de cette attitude, ils promettent de débuter plus tôt pour le prochain exercice.

« Le président a prévu la création d’un million d’emplois sur les cinq prochaines années, la réduction d’un tiers de la balance commerciale en pourcentage du PIB. [..]Le Premier ministre avait pensé qu’il fallait mobiliser quelque 600 milliards de gourdes sur le quinquennat, soit 120 milliards en moyenne par année, toutes recettes confondues », a rappelé Jocelerme Privert qui a commenté, mardi 24 avril, ce projet de loi de finances devant une poignée d’hommes d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH).

« Le sénateur Privert qui a tenu les rênes de la Direction générale des impôts ( DGI), s’est longuement questionné sur les mécanismes mis en place par le gouvernement pour réduire la pauvreté, créer des emplois avec le taux de pression fiscale. Le taux de pression fiscale prévue par année serait de 16%. Il a voulu rappeler que les pays les plus pauvres de la région ont un taux de pression fiscale compris entre 16 et 25% »

Dans un budget où les investissements dans le secteur économique ont chuté de 2,8 milliards de gourdes comme l’a souligné le président de la commission Finances, Jocelerme Privert, les priorités du président de la République, ne sont pas complètement perceptibles. Pourtant, l’éducation et l’énergie ont bénéficié d’une certaine attention vu les montants qui leur sont alloués

Dieudonné Joachim

Voir en ligne : www.lenouvelliste.com

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