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Hommes d’affaires haïtiens et taïwanais se tendent la main

lundi 20 mai 2013 par Bill

Taiwan external trade and development council (TAITRA) et la Chinese international economic cooperation association (CIECA) ouvrent la voie aux entrepreneurs haïtiens désireux de faire affaires avec leurs homologues de la République de Chine Taïwan. L’avenir des relations commerciales haïtiano-taïwanaises parait prometteur selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), Didier Fils-Aimé, qui a signé deux protocoles d’accord de promotion commerciale avec ces institutions au cours d’une visite officielle à Taïwan.

A la recherche de relations commerciales plus dynamiques, Haïti et la République de Chine (Taïwan) se rapprochent davantage. Les politiques agissent à leur manière, les hommes d’affaires haïtiens ne sont pas en reste de leur côté. Sur l’invitation du gouvernement taïwanais, une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), composée de six entrepreneurs, a été accueillie à Taïwan du 4 au 11 mai courant, pour discuter en particulier d’opportunités d’affaires. « C’était une visite à partir de laquelle on a voulu d’abord faire la promotion des valeurs culturelles de Taïwan et ensuite renforcer les relations commerciales entre les deux pays », a indiqué Didier Fils-Aimé, président de la CCIH, visiblement satisfait de ce périple.

Il a ses raisons. L’homme d’affaires et les autres membres de la délégation de la CCIH n’en sont pas sortis les mains vides. Deux protocoles d’accord de promotion commerciale ont été signés. L’un avec Taiwan external trade and development council (TAITRA) et l’autre avec la Chinese international economic cooperation association (CIECA). « Si un entrepreneur haïtien veut exporter des produits au Taiwan, la CCIH pourra jouer un rôle de facilitateur. Il interviendra auprès de ces deux organisations qui pourraient aider à raccourcir les délais d’exportation, explique Didier Fils-Aimé. Le TAITRA, notamment, cherche à savoir dans quels domaines nous entreprenons en vue de planifier des rencontres avec de potentiels clients ou partenaires », ajoute-t-il, pensant que ces accords réservent un bel avenir pour les relations commerciales entre les deux pays.

La Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) ne va pas en rester là. Ces informations seront répandues au sein de toutes les entreprises affiliées à l’institution. « Pour qu’elles sachent non seulement comment placer des investissements à Taïwan mais aussi pour les protéger des arnaques et des compagnies bidon », prévient Didier Fils-Aimé.

Des industries taïwanaises en Haïti, une piste à exploiter

Baignée par la mer des Caraïbes, Haïti se trouve dans une position géographique stratégique le plaçant près de l’important marché nord américain. Un avantage que pourraient exploiter les industriels de la République de Chine, pense Didier Fils-Aimé. « Les deux pays peuvent se rejoindre beaucoup plus dans le domaine de l’industrie, opine l’homme d’affaires. De par sa position, Haïti se présente comme une opportunité pour la République de Chine Taïwan qui pourrait venir implanter des industries sur le territoire en vue de se rapprocher du marché nord américain. C’est cette promotion que j’étais allé faire là-bas, poursuit le président de la CCIH. Le commerce, c’est bien, mais quand on peut attirer des investissements et créer des emplois, c’est encore mieux pour le pays », croit-il.

Faire fonctionner des industries taïwanaises en Haïti ne devrait pas être difficile. « Les Haïtiens ne redoutent pas le travail tout comme c’est le cas pour les Taïwanais », soutient Didier Fils Aimé. Ce qui manque serait peut-être la rigueur et la discipline qui caractérisent les rudes travailleurs taïwanais. Considéré comme un pays en plein essor, le modèle de développement de ce pays asiatique pourrait être suivi en Haïti.

La délégation qui s’est rendue à Taïwan du 4 au 11 mai courant était composée d’hommes et de femmes d’affaires issus tant du secteur formel que du secteur informel. La délégation était composée de : l’ancien président de la CCIH, Hervé Denis et de son successeur Didier Fils-Aimé, le P.D.G. de GaMa entreprise SA, Mathias Pierre. Martine Laroche Cuvilly de Marie-Jo Ulysse et de Marie Jacques René, qui dirigent respectivement Sunfood SA, Surprise de Dieu shop et Dynasty store. Certains d’entre eux sont déjà habitués à faire des affaires avec Taïwan.

Duly Lambert

dulylambert@yahoo.fr


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