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Industrie/Visite

Au parc industriel métropolitain, la qualité "made in Haiti"

mercredi 19 mars 2014 par Bill

A ceux et celles qui voudraient croire que les vêtements, sous-vêtements et autres articles du textile fabriqués en Haïti sont de piètre qualité, le directeur général de la Société nationale de parcs industriels (Sonapi), Bernard Schettini, cite : Levi’s, Champion, Gap, Old Navy, JC Penney, Gildan, Dickies, Tommy Hilfiger... et la liste du textile griffé est encore très longue. Juste pour montrer le savoir-faire des Haïtiens dans ce domaine.

Ces grands noms de l’habillement profitent non seulement de la pratique du bas salaire, du savoir-faire haïtien mais aussi et surtout des avantages offerts par la loi Hope devenue Help qui permet d’exporter vers les Etats-Unis d’Amérique avec des avantages préférentiels. Le directeur général de la Sonapi s’enorgueillit du fait que ces produits de grande qualité distribués et vendus ailleurs par Wall Mart, Kmart et les grands distributeurs soient fabriqués en Haïti.

Le clou de la visite au Parc industriel métropolitain de ce mardi 18 mars est un passage particulier dans un bâtiment où l’on fabrique le « Surtab », la tablette made in Haïti. Un fait attire l’attention des journalistes : pourquoi ce sont les femmes qui assemblent exclusivement les tablettes ? La réponse vient du directeur du développement de la compagnie, Patrick Sagna : « Pas parce que l’entreprise rejette les hommes, mais parce qu’elles répondent toutes aux critères et aux exigences professionnelles du recrutement. »

Contrairement aux grandes marques globales, chacune des tablettes « Surtab » est montée entièrement par une seule opératrice. « Cela augmente la qualité et permet de mieux retracer les défauts après les test extrêmes de qualité. La qualité est fondamentale pour nous du fait que nous avons « Made in Haiti » gravé sur le produit. Et aussi, parce les clients n’ont pas l’habitude d’acheter des produits technologiques haut de gamme fabriqués en Haïti », a expliqué le directeur du développement de Surtab.

La visite au Parc industriel métropolitain et à la Sonapi, ce mardi 18 mars, a failli passer pour une simple visite à Surtab tant les attentions étaient concentrées sur le processus de fabrication de la tablette. Un arrêt à Peintures Caraïbes a été proposé comme autre usine de fabrication locale. Cette entreprise qui fabrique de la peinture pour Sherwin Williams. Au moment de la visite toutes les machines étaient quasiment éteintes. L’heure du lunch des ouvriers et des techniciens s’impose.

Cela n’a pas empêché Pierre Yves Gardère, chef de l’entreprise, de fournir quelques explications entre son entrepôt et la grande salle de fabrication proprement dite. L’entreprise emploie plus de 80 personnes et fabrique près de 10 000 gallons de peinture par jour de manière optimale. Peintures Caraïbes est également présente au Parc industriel de Caracol. M. Gardère dit travailler pour augmenter la capacité de production de son entreprise et offrir du même coup plus d’emplois.

Peu avant la courte visite dans les usines de Peintures Caraïbes, les journalistes se sont littéralement jetés dans l’espace réservé à la restauration au Parc industriel métropolitain sur la route de l’aéroport, à Port-au-Prince. Pas avec les normes rêvées pour les ouvriers qui sont surpris de voir autant de caméras en un seul lieu. Les uns se cachent pour ne pas être filmés par la meute de cameramen ou se faire prendre en photo par les chasseurs d’images. La Sonapi a pris le temps de présenter les avantages offerts par la location d’un des 53 entrepôts répartis sur 56 hectares.

Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste

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